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Soutenir la réussite de nos adolescents

Marie Bérubé , psychologue.

Il est toujours difficile, lorsqu'on élève des enfants et des adolescents, de jeter un regard objectif sur leurs attitudes, leurs comportements ou même sur nos propres interventions. Ce sont parfois des étrangers ou des parents plus éloignés qui vont nous faire découvrir voire apprécier telle ou telle facette de la personnalité de notre jeune, ou qui vont nous orienter sur une façon d'intervenir plus efficace.

Comme professeure de collège pendant de nombreuses années et parent de quatre adolescents, j'ai eu une chance un peu spéciale qui m’a permis fréquemment de nuancer mes perceptions, d'ajuster mes interventions et de calmer mes angoisses. Mes étudiants m’ont fait régulièrement prendre conscience de leur maturité, de leur capacité de réfléchir et de communiquer. En leur compagnie, je me suis sentie la plupart du temps confrontée à de jeunes adultes en pleine évolution, stimulés et impliqués. Mes enfants m’ont fait voir davantage le besoin qu'on a, à cet âge, d'autonomie, de liberté et de respect. Ce sont mes enfants qui, à cause du milieu sécuritaire que représente la famille et du fait qu’ils y sentent un amour inconditionnel, ont pu s’y permettre une révolution plus bruyante qu'avec leurs professeurs ou d'autres adultes.

Il y a pour moi beaucoup à apprendre de cette constatation. Que se passerait-il si on se mettait à parler à nos adolescents de la même façon que nous nous adressons à leurs amis? Et que se passerait-il également s'ils pouvaient nous parler sans être sur la défensive, comme ils le font avec les parents de leurs amis, ou leurs professeurs?

En tant que parent, j’ai vécu les mêmes défis que les autres parents avec leurs adolescents. En tant que professeur, je les ai approchés d'une autre façon. Et en tant que psychologue en développement humain, c'est avec une certaine humilité que je veux vous soumettre mes réflexions sur la réussite, l'adolescence, les études et notre rôle de parent. Comment pouvons-nous nous aider, en tant que parents, à traverser avec nos jeunes cette étape importante dans leur vie: la fin de l'adolescence?

Que se passerait-il si on se mettait à parler à nos adolescents de la même façon que nous nous adressons à leurs amis?

Tous les adolescents, s'ils se ressemblent beaucoup sur les tâches développementales qu'ils ont à réaliser, sont aussi très différents les uns des autres. Comme parent, c’est toujours plus facile de respecter celui à qui le moule convient, ou qui nous ressemble dans ses valeurs. Cela se révèle plus difficile s'il est très différent de nous, s'il a d'autres valeurs ou une démarche qui lui particulière. Le fait d'être en contact avec plusieurs enfants permet de nuancer nos perceptions sur nous-mêmes comme parents. Pourquoi tous ces problèmes? Beaucoup de parents se laissent submerger par les inquiétudes; d'autres éprouvent très facilement de la culpabilité, se sentant responsables à tort du cheminement du jeune; enfin tous sont concernés par le processus de détachement, notre propre défi à cette étape de notre vie.

Nous allons donc aborder ici quatre thèmes, soit: la réussite, les défis de la fin de l'adolescence, notre rôle de parent à cet âge et finalement une courte réflexion sur l'école et la réussite scolaire

succesLA RÉUSSITE

« Rire souvent et beaucoup, mériter le respect des gens Intelligents et l'aflection des enfants, gagner l'estime des critiques honnêtes et endurer les trahisons de ceux qui ne sont pas de vrais amis, apprécier la beauté, trouver ce qu'iI y a de mieux dans les autres, laisser derrière sol un monde un peu meilleur, par un bel enfant, un Jardin fleuri, ou une condition sociale moins dure, savoir qu'une vie seulement a respiré plus facilement grâce à vous, voilà ce qu'est la réussite. »
Anthony Robbins

La réussite, c'est le processus par lequel on s'efforce de devenir plus. Aujourd'hui, réussir passe beaucoup par le savoir. Mais sans l'action, le savoir ne vaut rien. Réussir, c'est se réaliser, atteindre ses buts. Pour un adolescent, réussir c'est beaucoup de choses. Réussir sa vie implique beaucoup plus que réussir à l'école. C'est pour la plupart faire un travail qu'on aime, connaître j'amour, élever une famille,  être libre, voyager, gagner de l'argent, être heureux, être bien dans sa peau... Réussir, c'est beaucoup plus qu'avoir un diplôme d'études ou des bonnes notes. Réussir, c'est réaliser ses rêves. Votre enfant va sans doute réussir en dépit de ce qui nous apparaît comme un échec. Ce n'est pas ce qui nous arrive qui distingue nos réussites de nos échecs, mais notre façon de le percevoir et d'y réagir, d'en comprendre le sens. Cela vaut pour les échecs scolaires, les accidents de parcours et pour notre propre façon de percevoir nos enfants.

Tout individu a droit au succès et peut réussir, quelles que soient ses ressources ou son tempérament.

Comprendre le sens suppose forcément qu'on fait passer notre relation en premier. Comme nous le verrons plus loin, nous pouvons soutenir la réussite de plusieurs façons, la réussite en général, tout comme la réussite scolaire, par nos attitudes positives. À cet âge si exigeant, il faut certes se tenir debout, mais aussi faire confiance, respecter et interpréter ce qui se présente, non comme un coup fatal, mais comme un point d'appui pour mieux s'orienter, viser mieux, changer de cap.

succesLES DÉFIS DE LA FIN DE L'ADOLESCENCE

Vous rappelez-vous d'avoir déjà été agréablement surpris par la qualité et la profondeur d'une réflexion de votre jeune à 13 ou 14 ans? Que de maturité pour un enfant de cet âge, que de sensibilité!, avez-vous pensé. Malgré les apparences et sous son déguisement, cette maturité est toujours là. Un jeune de 16-17 ou 18 ans a déjà en main plusieurs outils qui lui ont été fournis par ses parents toutes les années qui ont précédé l'adolescence. Si tout s'est relativement bien passé jusqu'à 13 ou 14 ans, il a certainement développé une sécurité de base qui lui permet de croire en lui, et aussi de faire confiance à ses aînés. Il peut foncer avec aisance, effectuer certaines démarches et apprécier être responsable. Il a également appris l'autonomie; faire seul, contrôler son environnement et se contrôler lui­-même, surtout si les parents ont su mettre des cadres, des balises et être fermes tout en restant souples. Notre jeune devrait également avoir une certaine estime de lui, connaître ses forces, ses qualités et ses limites, surtout s'il a des succès à son actif, quel qu'en soit le domaine. Il se connaît assez bien et peut admettre aussi ses limites sans que cela l'invalide à ses yeux. Enfin, il devrait être capable d'initiatives et d'indépendance. Voilà donc les outils dont il dispose et qui lui serviront d'armes pour les tâches qu'il lui reste à accomplir pour devenir une femme ou un homme adulte.

Ces tâches sont nombreuses. Les principales sont la recherche d'identité, le désir d'autonomie adulte, la création de nouveaux liens affectifs et l'acquisition de la maturité cognitive. Réussir suppose de se développer à tous ces points de vue, qui sont interdépendants, et de le faire avec harmonie, c'est à dire en les privilégiant tous, en n'en négligeant aucun. Comme nous le verrons plus loin, nous pouvons aider ou nuire dans chacun de ces domaines.

• L'identité

Le jeune se cherche (goûts, valeurs, intérêts, sens à la vie). Sa recherche d'une personnalité à lui suppose souvent qu'il en essaie plusieurs. Il peut avoir des attitudes ou des propos provocants. Il remet maladroitement en question les valeurs des parents. Il explore, fait des choix qui bien souvent sont provisoires. Il est important de ne pas ridiculiser cette démarche. L'erreur la plus fréquente est la rigidité du parent qui peut pousser le jeune à se retirer, à devenir extrêmement conformiste, dépendant, angoissé ou révolté suivant son tempérament.


La recherche d'identité prend plusieurs années, du fait de l'allongement des études, du climat social incertain; souvent elle fait encore partie des préoccupations intimes au début de la vingtaine.

• Le désir d'autonomie adulte

Le jeune manifeste souvent son besoin de liberté. Il ne dit plus tout. Il a ses secrets, une vie à l'extérieur. Il se détache, veut mener son existence sans rendre de comptes. Parfois il est ambivalent, partagé. Il va d'un pôle à l'autre (dépendance-indépendance). L'erreur souvent commise par les parents est de maintenir un contrôle malvenu. Les discussions, les compromis, à des moments favorables, sont les meilleures façons de régler les difficultés. Il faut se souvenir de sa propre adolescence, comprendre les ambivalences, les respecter et s'adapter.

• La création de nouveaux liens

Si ce n'est déjà fait depuis un certain temps, le jeune se tourne résolument vers le groupe de pairs. Avec eux, il achève de trouver son identité, se laisse davantage confronter et se sent en sécurité, pouvant partager ses préoccupations, ses activités. De plus, il développe progressivement les habiletés relationnelles qui le préparent à la véritable relation intime avec un partenaire amoureux.

• La maturité cognitive

C'est l'accès à la façon adulte de raisonner. La plupart des jeunes sont capables des apprentissages demandés. Il ne faut pas chercher ailleurs que dans la motivation le sens des échecs et des difficultés si fréquentes à ce niveau. Leur orientation leur cause aussi un problème. À force d'être réaliste, de tuer leurs rêves, on détruit aussi la capacité à se donner des objectifs et à prendre les moyens pour les atteindre. Comment ne pas comprendre le sens de leur retrait... Pourtant, qui connaît vraiment l'avenir ? Que penser de ceux et celles qui réussissent contre vents et marées. Le cinéaste Steven Spielberg, l'astronaute québécoise Julie Payette et le président Bill Clinton n'ont-ils pas rêvé en couleurs aussi lorsqu'ils avaient 16 ans? Soit on les a laissés poursuivre leurs chimères, soit ils ont été assez forts et convaincus pour ne pas entendre trop les rabat­-joie que sont souvent les adultes, les journalistes, les politiciens et bien des prophètes de malheur. Nous y reviendrons.

Pour l'instant, dites-vous bien que les changements d'orientation sont fréquents à cet âge, les erreurs de parcours aussi. Votre jeune, si cela lui arrive, est loin d'être le seul. Pourquoi croire que cela va compromettre irrémédiablement ses chances? Qu'en savons-nous vraiment?

Il vaut beaucoup mieux chercher et trouver le sens de ce qui arrive et s'en servir pour mieux viser. Il faut surtout éviter de dramatiser, diminuer la pression à la performance. Votre jeune sait déjà le sermon que vous vous apprêtez à lui répéter. Cesser de lui servir vos croyances limitatives du genre Tu ne pourras pas entrer à l'université avec une fiche comme la tienne... ou Ce sont des années de bon salaire que tu vas perdre... ou encore Pense à ton fonds de retraite... Cela paralyse et provoque souvent la réaction Plus tu vas m'en parler, moins ça me tente de travailler!

succesNOTRE NOUVEAU RÔLE DE PARENTS

La plupart des parents, durant l'enfance, adoptent une des trois philosophies suivantes: l'autoritarisme, la permissivité ou la fermeté. Quoi qu'il en ait été, à l'adolescence, le rapport parent-enfant doit changer et devenir égalitaire (ce qui ne veut pas dire que les parents n'ont plus de droits). Les parents doivent d'une certaine façon se désengager. On ne peut pas vouloir à la place du jeune, ni réussir pour lui. L'adolescence est une période nécessaire, qui remet en question les parents et qui représente un défi pour eux. Cela exige énormément de souplesse. Il ne faut ni se retirer, abandonner, s'acharner, surprotéger ou étouffer. Les attitudes aidantes sont celles qui vont favoriser l'autonomie et permettre le développement de toutes les facettes de la personnalité, pas seulement la réussite scolaire. Ce qui signifie qu'il faut s'efforcer de renoncer aux rapports directifs et autoritaires. Nous devons également accepter que notre jeune se détache de nous et nous détacher aussi d'une certaine façon, le laisser investir affectivement ailleurs et lui permettre de recevoir et d'accueillir d'autres influences que la nôtre. Nous devons également à tout prix éviter de projeter sur lui nos propres rêves ou idéaux. Son chemin sera très probablement différent du nôtre et il n'a pas à réaliser ce dont on avait rêvé pour lui. Les attitudes que nous aurons devront être empreintes de respect, de compréhension et surtout d'une confiance en lui. Fions-nous à ce que nous lui avons donné pendant ses premières années.

Concrètement, voici quelques comportements et attitudes à privilégier.

  • échanger, négocier, privilégier le compromis;
  • toujours écouter le point de vue de l'autre;
  • accepter ses contradictions (nous avons aussi les nôtres);
  • contrôler les manifestations de notre propre anxiété;
  • éviter de dramatiser, de polariser, de généraliser;
  • éviter de juger;
  • ne pas ajouter indûment à la pression;
  • éviter la confrontation J'ai raison, tu as tort! ou Je sais mieux que toi ce qu'il convient de faire. (avec son conjoint aussi);
  • ne pas tomber dans le panneau de la provocation;
  • accepter le détachement, comprendre, être heureux pour lui.

En un mot, il faut lâcher prise, laisser vivre, respecter l'intimité du jeune, être ouvert s'il désire communiquer. ce qui ne signifie pas de ne pas se tenir debout quand il le faut et savoir dire non. Si ce non n'est pas la norme, il n'y aura pas de rébellion. Au contraire, un peu d'opposition et de frustration légitime va aider le jeune à continuer de désirer devenir adulte, condition essentielle à l'effort qu'il doit y mettre pour mûrir. Cela motive.

Surtout, retrouvez votre vie de couple si c'est possible, des intérêts et des occupations communes. Aidez celui des deux qui a le plus de difficulté à se détacher. Parfois c'est le père, d'autres fois la mère. Dites-vous bien que, si cela était simple et facile, cela fait longtemps que votre conjoint aurait réglé le problème. Éviter ici aussi la confrontation qui est un obstacle à la communication. Confronter une personne qu'on aime devrait toujours être fait avec respect et humilité.

succesRÉFLEXIONS SUR L'ÉCOLE

L'école est un chemin très fréquenté. Elle est un moule qui ne convient pas à tous et les jeunes qui s'y adaptent ne le font pas tous de la même façon. Demandez à un employeur qui il choisira entre un bon travailleur, qui fait preuve de créativité, d'habileté, capable de résoudre les problèmes qui se présentent et qui a une bonne motivation, et un autre candidat qui a de bonnes notes à un examen théorique? La réussite ne passe pas toujours par l'école et l'école n'en est jamais complètement responsable. Comme nous l'avons dit tout au long de cette réflexion, notre rôle change ici aussi. Si au primaire tous les parents sont relativement présents, déjà au secondaire on supervise avec un peu plus de distance. Le soutien au niveau du collège devient intérêt, valorisation des efforts, aide à définir les objectifs à court ou moyen terme, disponibilité. Il faut avoir une attitude réaliste et renforçante. Tous les adolescents n'ont pas le même potentiel ou le même type d'intelligence. Évidemment c'est toujours plus difficile si notre jeune s'écarte de la norme. D'ailleurs l'école change constam­ment, venant parfois modifier, biffer ce qui a été si essentiel un jour. Je pense aux nouveaux programmes, aux réformes qui viennent trop tard pour beau­coup et en frustreront d'autres tantôt. Il n'y a pas d'absolu dans tout cela. Il s'agit de codes, de formalités, de règles auxquelles tous doivent se plier sans exception.

La meilleure façon d'aider nos jeunes est de restaurer la capacité de rêver, de croire qu'on peut réaliser ses rêves.

Tout individu a droit au succès et peut réussir, quelles que soient ses ressources ou son tempérament. Et nous le répétons : le succès n'est pas toujours conforme à notre définition du succès, ni le rendement à la mesure des désirs des parents. L'apprentissage n'est pas le développement, tout comme la réussite ne se réduit pas à la performance académique.

Les meilleurs parents et les meilleurs professeurs sont ceux qui favorisent le sens des responsabilités, éveillent la motivation et le goût d'apprendre. Ils enseignent aux jeunes à penser par eux-mêmes, ils les préparent au monde d'aujourd'hui, toutes attitudes non mesurables par des examens.

La meilleure façon d'aider nos jeunes est de restaurer la capacité de rêver, de croire qu'on peut réaliser ses rêves. C'est aussi de veiller à entretenir des croyances positives qui supportent pour créer la motivation et le désir d'avancer dans la direction voulue.

Analysez le sens des pressions que vous mettez parfois sur leurs épaules. Qu'est-ce qui nous appartient dans ces exigences : notre insécurité, nos croyances paralysantes, nos insatisfactions personnelles? Quand on relâche la pression, le contrôle, l'atmosphère se détend, les relations s'améliorent, la communication redevient possible. Il est plus rentable d'accepter son jeune sans trop de conditions, de le soutenir, de l'encourager, de valoriser ses habiletés, sa confiance en lui, sa créativité, son habileté à résoudre tout genre de problèmes, son sens des responsabilités, plutôt que de se centrer à tout prix uniquement sur ses résultats scolaires. Ce sont ces contacts qui établissent les conditions préalables à sa propre prise en charge et un climat où il sera plus tenté de parler de ses études. Et même s’il arrive que cela aille très mal, il faut davantage le voir comme le signe d'une souffrance, d'un problème et tenter d'en comprendre le sens, plutôt que de s'attaquer au symptôme.

succesCONCLUSION

Ne tentez pas de prendre sur vos épaules les responsabilités de vos jeunes. Vous avez déjà fait ce qu'il fallait. Maintenant, faites confiance et respectez la différence. Le climat social est parfois morose et négatif. Sous prétexte de réalisme, nous tuons les rêves de nos jeunes, nous n'y croyons pas. Aurions-nous oublié que notre propre réussite s'est d'abord construite sur un rêve qui s'est peu à peu transformé en but et objectifs ? Réfléchissons! Est-ce que toutes les croyances négatives sont justes ? Est-ce que les croyances positives sont vraies? Personne ne peut répondre à ces questions. Nous devrions plutôt nous demander: est-ce que cette croyance va m'aider? Et sinon, la changer.

Arrêtons de les éteindre, de leur faire peur, de leur dire qu'il est important d'étudier bien que l'avenir soit bouché. Qu'en savons-nous? Pourquoi préférer les mauvaises nouvelles? Est-ce que cela les aide à se préparer? Au contraire, la plupart du temps, cela paralyse. Il est dans la nature d'un père et d'une mère de souhaiter le bonheur de ses enfants. Mais à partir d'un certain moment, il faut les laisser renforcer leurs ailes, et seule la vie esl une piste d'envoi.

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