Pour faire changement. Chronique no 3

chronique changementDans cette troisième chronique Pour faire changement,  j’ai choisi de parler d’un outil important pour s’aider à traverser les changements: nos émotions.

On y parle de la tendance qu’on a de nier nos émotions désagréables, de l’influence de nos états d’esprit sur nos comportements, de l’importance de provoquer et d’entretenir des états d’esprit aidants, de l’émotion vue comme un signal d’action, comment savoir si mon émotion est réelle ou trompeuse, du manque de vocabulaire pour nommer nos émotions, d’un exercice pour préciser son émotion…


Quand on vit des changements, il est très aidant d’identifier et d’accueillir les émotions que l’on ressent, aussi désagréables soient-elles. Personne n’aime souffrir, c’est certain, et c’est pourquoi nous faisons souvent des pieds et des mains pour éviter de ressentir les émotions désagréables. On peut s’en distraire momentanément et sainement dans des activités et loisirs divers. On peut aussi les nier ou les fuir, comme parfois certains adeptes de la pensée positive à tout crin ou encore en utilisant des moyens destructeurs comme l’alcool, les drogues, la nourriture, le jeu, et parfois même le travail.

Prendre conscience de ses émotions, plutôt que de les nier ou de les fuir.

Plusieurs choses peuvent provoquer une même émotion, et il est important de bien les identifier, car l’action à prendre sera différente. Je peux bien dire que je vis de l’impuissance ou que je me sens débordé. Mais qu’est-ce que cela veut dire précisément pour moi ? Quelqu’un à côté de moi pourra vivre les mêmes émotions, mais ce qui les provoque sera différent. Peut-être qu’une de mes valeurs importantes n’est pas respectée (Je me sens traité comme un numéro, bousculé…) ou qu’une de mes certitudes est remise en question (Je n’aurais jamais cru qu’à 40 ans, j’en sois rendu là… ) ; peut-être qu’une tentative d’action ne réussit pas comme je le souhaiterais ou qu’une de mes règles est violée (Il me semble que ça ne se fait pas de déplacer quelqu’un dans un nouveau service, avec de nouvelles tâches, avec des gens qu’il ne connaît pas… ). Commençons donc par reconnaître et préciser l’état d’esprit que nous éprouvons et tentons de savoir ce qui le provoque.

Tout n’est pas de la colère, de la joie, de la tristesse, de la peur, ou du dégoût. Ça vaut le coup de prendre un dictionnaire des synonymes sur Internet et de taper COLÈRE ou TRISTESSE ou PEUR. On pourra très souvent trouver le terme qui exprime de façon plus nuancée ce que l’on ressent.

Pourquoi nommer son émotion? On n’a qu’à penser au jeune enfant pour comprendre l’importance d’identifier ce que l’on ressent. Souvent incapable de nommer ce qu’il vit, parce qu’il manque de vocabulaire, le jeune enfant (et bien des adultes aussi) va souvent faire une crise.  Quand il apprend à dire s’il est fâché, déçu, ennuyé, blessé, impatient, s’il a peur, s’il est désappointé… il a alors un outil de plus pour se comprendre et se faire comprendre. Voilà l’avantage de nommer les choses.

Interpréter ses émotions paralysantes comme une invitation à agir

Il est intéressant de considérer les émotions désagréables comme un appel pour nous inviter à passer à l’action. Il est remarquable de constater que tous ceux qui s’engagent activement dans un processus d’amélioration voient leur sentiment d’impuissance disparaître progressivement et parfois même immédiatement. Si nous réalisons que nous n’avons pas le degré de compétence nécessaire pour faire le travail qu’on attend de nous, mettons-nous à la recherche de l’information, des outils, des stratégies ou de la formation qui nous manquent. Il n’y a pas de honte à être imparfait.

Si nos valeurs fondamentales ne sont pas respectées ou qu’elles sont franchement menacées, peut-être est-ce le moment pour nous de chercher un environnement de travail, relationnel ou même géographique qui nous convienne mieux. Au lieu de voir ce qui nous arrive comme la fin du monde, voyons cela comme la fin d’un monde, modifions notre perspective et considérons cela comme une occasion de retrouver et de remettre en route des rêves enfouis.

Pour en savoir davantage, nous vous référons au chapitre 8 (Comment provoquer des états d’esprit dynamisants) de notre livre Oser changer: mettre le cap sur ses rêves.

Exercices sur les émotions

Identifiez, par écrit, deux ou trois états d’esprit ou émotions paralysantes que vous vivez habituellement dans une semaine (que ce soit au travail ou ailleurs). Puis, pour vous aider à préciser ces émotions, prenez un dictionnaire des synonymes (en voici un sur Internet) et cherchez des synonymes à ces émotions pour mieux la nuancer et la faire correspondre à ce que vous ressentez vraiment.

 

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