Mes microbillets pour la semaine écoulée

  • Apprécier le jour. Nouvel article sur la gratitude sur le blogue Oser Changer. http://t.co/fQTsuyjD #
  • Accompagner un proche malade: Quoi dire? Comment aider? Conseils du Dr Yves Quenneville médecin psychiatre en oncologie http://t.co/nJcliPll #
  • Point de vue sur ce qui mine le système de santé – Pas toujours les personnes vieillissantes – Gare au surdiagnostic http://t.co/ULI1yuZ4 #

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Apprécier le jour…

Nous avons souvent parlé de ce sentiment qui nous fait apprécier la vie et que nous devrions entretenir à tous les jours, un peu comme on prendrait une grosse vitamine. Appelez-le gratitude, appréciation ou reconnaissance… En fait, pas une journée ne devrait se passer sans qu’on s’arrête un moment pour apprécier ce qu’on a, pour entrer en contact avec les bienfaits et les bénédictions qui parsèment déjà notre vie. C’est un ingrédient essentiel du bien-être et du bonheur.

Apprécier, c’est se concentrer sur le plein, contrairement à ce que font les gens stressés qui sont davantage préoccupés par le manque ou la peur du manque. Manque réel ou peur de manquer de temps, de ressources, d’argent, de santé, de compétence, d’habiletés, d’énergie. Impression ou certitude de manquer de contacts, de contrôle, de motivation, de plaisir, de préparation, de support, de maîtrise, de succès, de valorisation, de confiance, de certitude, de direction, d’amour, de sens, de reconnaissance. Autant d’aspects qui meublent une grande partie de leurs conversations et de leurs pensées.
Et lorsque notre attention est régulièrement centrée sur ce qui manque, surtout quand nous nous sentons, à tort ou à raison, impuissant à y faire quelque chose, pas étonnant qu’on soit stressé, anxieux. C’est bien connu, nous devenons ce à quoi nous accordons notre attention de façon consistante.

Être centré sur le manque n’est pas mauvais en soi et peut même être un moteur de la motivation à agir et nous aider à préciser ce qu’on veut. Mais pratiquer la  gratitude et l’appréciation modifie notre état d’esprit pour le mieux, réduit ce stress et cette anxiété, et peut même, pourquoi pas, nous aider à mieux dormir.

Il suffit de s’arrêter et de se demander Qu’est-ce que j’apprécie dans ma vie? Cette  question nous permet d’entrer en contact et de s’associer avec le sentiment du plein, de l’abondance que l’on a dans notre vie personnelle et professionnelle. Toutes les choses et tous les gens qui sont dans notre vie ou que l’on croise et qui font que l’on se sent riche à l’intérieur.

Voici d’ailleurs, dans cet esprit, une vidéo inspirante (6 minutes) faite par le cinéaste Louie Schwartzberg qui nous présente des images touchantes et à couper le souffle, avec une narration facile à comprendre. Elle nous montre qu’aujourd’hui n’est pas simplement un autre jour…

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Le bonheur au travail

Vous vous intéressez au bonheur au travail? Consultez en ligne le numéro Hiver 2011-2012 du magazine électronique L’Infodéveloppement qui porte sur ce sujet. Au sommaire de ce numéro:

  • Mais qui est le premier responsable de notre bonheur au travail?
  • Le bonheur au travail, c’est possible.
  • Le bonheur à 75 000$ par année?
  • Un bonheur authentique.
  • Le bonheur: cet obscur objet du désir.
  • Le bonheur au travail des philosophes.

Profitez-en, L’Infodéveloppement est tout à fait gratuit. Il est produit par des passionnés de la gestion des personnes et il est destiné aux gestionnaires, aux professionnels et à toute personne intéressée par le développement la personne dans les organisations modernes. Infodéveloppement se veut un mensuel (format Pdf) et porte sur les sujets de l’heure en matière de ressources humaines, en particulier tout ce qui touche le développement organisationnel, que ce soit:

  • l’amélioration de la qualité de vie au travail
  • la gestion de climat de travail
  • la gestion du changement, la gestion  de la transition
  • le développement et la mobilisation des équipes de travail
  • l’accompagnement et le coaching
  • la performance par le plaisir
  • le bonheur au travail et beaucoup d’autres sujets 

Ses concepteurs, Guy Bélanger, Denis Paiement et Jacques Caron, sont trois consultants d’expérience en coaching, interventions de développement et en gestion, intéressés par les approches modernes en gestion des personnes, particulièrement les approches humaniste et positive. (Voir leur site Internet)

Cliquez ici pour accéder à la page de L’Infodéveloppement. Tous les anciens numéros y sont également accessibles.

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Changement et impuissance

Voici une courte vidéo utilisée par certains formateurs et qui m’a bien amusé. Une bonne introduction pour ce billet portant sur un des sentiments les plus pénibles: l’impuissance. Jetez-y d’abord un coup d’œil.

LE BRIS DE L’ESCALIER ROULANT

Malgré le côté caricatural de la situation, il n’en demeure pas moins que cette vidéo illustre bien comment il arrive qu’on soit confronté à un changement et d’avoir la certitude qu’on ne peut rien faire, que la solution nous échappe. Au lieu de se mettre aux commandes, c’est comme si on était en transe hypnotique et on est convaincu que la réponse devrait venir de l’extérieur.

C’est bien connu, une des principales sources de stress dans le changement imposé, c’est le sentiment de ne pas avoir de contrôle ou d’influence sur la situation. Il y a bien sûr une impuissance réelle, mais il faut bien réaliser aussi que l’impuissance est souvent dans notre tête, comme l’illustre bien notre vidéo. Même si dans les deux cas, l’effet est le même, il est bon de comprendre la deuxième pour trouver des pistes d’action.

L’impuissance apprise

Elle se caractérise de la façon suivante:

1- D’abord, le sentiment que la situation que l’on vit est permanente. Cela s’exprime dans notre language par des mots comme toujours, jamais, rien, des généralisations qui nous donnent le sentiment que ce sera toujours comme ça, que ça ne reviendra jamais, que je ne peux rien faire, que tout le monde est comme ça, que personne ne comprend

En fait, une des premières choses qu’on peut faire pour soi, c’est de mettre en doute ces généralisations. Par exemple, si on croit que l’on ne peut rien faire, se demander si c’est vrai qu’on ne peut absolument rien faire. C’est toujours comme ça? Est-ce que c’est vraiment toujours comme ça? Personne ne peut me comprendre… Y a vraiment personne au monde qui pourrait me comprendre? Trouver donc des exceptions à ces phrases qui nous limitent ens e demandant peut-être Qu’est-ce qu’il y a de ridicule là-dedans?

2- La deuxième caractéristique de l’impuissance apprise, c’est le sentiment d’être victime. Cela peut s’exprimer par des phrases comme C’est pas de ma faute! Ça n’arrive qu’à moi! J’ai pas le choix! Il n’y a rien à faire! Ou encore, ce qu’on entend souvent dans les milieux de travail quand des personnes doivent vivent des changements organisationnels ou autres:  Ils ont perdu le contact avec le vrai monde… Ils ne savent pas comment ça se passe en bas… Ils ont complètement perdu le contrôle… On dirait qu’ils le font exprès… Comme je l’écrivais ailleurs, nous ne vivons pas dans une société qui favorise la responsabilisation, mais plutôt dans un univers affligé par la “C’tacause”… C’est pas de ma faute, c’tacccause de mon patron, c’tacccause de mon conjoint, de mes parents, de la température, du gouvernement….

Qu’il nous suffise de penser à ces journées où nous nous levons du mauvais pied et pendant lesquelles nous avons l’impression que rien ne fonctionne, que tout va de travers, que tout ce que nous entreprenons n’aboutit à rien. Certains vont y voir le signe du destin qui s’acharne sur eux, d’autres diront que les personnes qui les entourent font vraiment tout pour les contrarier, d’autres encore se plaindront de la température, du
manque de sommeil ou de la mauvaise qualité de l’air. Toutes ces explications ne sont peut-être pas sans fondement. Mais elles laissent aussi supposer que l’individu est une victime passive des événements extérieurs et de ses émotions. Or il est possible, et même probable, que notre état d’esprit de départ ait lui-même conditionné nos comportements, pavant ainsi la voie à la lamentable journée que nous avons vécue. (Oser changer: mettre le cap sur ses rêves, p. 22)

Pour sortir de ce cycle de la victime, il faut décider de se mettre aux commandes et prendre la responsabilité de ce qui nous arrive et de la réponse à faire. On n’a peut-être pas choisi ce changement, mais on peut choisir ce qu’on va faire avec, on peut choisir comment on veut y réagir, on peut choisir l’état d’esprit qu’on veut entretenir, le point de vue que nous voulons avoir sur ce changement.

Comme le disait en entrevue l’athlète en fauteuil roulant Chantal Petitclerc (voir Résilience et détermination), qui subissait à 13 ans une lésion de la moelle épinière qui la privera de l’usage de ses jambes et la clouera dans un fauteuil roulant: «On a chacun notre parcours… notre responsabilité, c’est d’en faire un beau parcours, de ne pas être une victime de ce parcours… J’aime penser que je me suis moi-même construit la vie que je voulais.». Cette Québécoise est la seule athlète au Canada a avoir gagné des médailles au jeux Paralympique, Olympiques et du Commonwealth.

Il faut aussi en arriver progressivement à développer une stratégie orientée sur la solution plus que sur le problème. Voir la situation telle qu’elle est, bien sûr, puis se demander ce qu’on fait avec ça et voir la situation mieux qu’elle est.

3- La troisième caractéristique de l’impuissance apprise, c’est le sentiment d’envahissement. Nous avons alors la certitude que tous les secteurs de notre vie sont affectés par le changement. Par exemple, si j’ai un échec dans un domaine donné, j’ai le sentiment que je suis un échec ou que ma vie est finie… Un peu de vigilance est requise ici pour se ramener à l’ordre quand on se prend à faire ce type de généralisation. Attention: à force de se répéter ce genre de phrase négative, la croyance se développe et devient pour nous une certitude qu’on ne remet même plus en question.

Rappelez-vous: ce ne sont pas les événements qui nous arrivent qui modèlent notre vie et ce que nous devenons, mais le sens que nous leur donnons, l’interprétation que nous en faisons. Nous devons tous faire face à des changements dans notre environnement qui nous obligent à nous adapter, que ce soit au travail, à la maison, à l’école ou dans la société en général. Et le sens que nous leur attribuons est largement déterminé par les croyances que nous avons développées à propos de nous-même, de notre capacité à réagir et à agir, des gens, de la vie en général. Nous en avons d’ailleurs abondamment parlé ailleurs (Voir le livre Oser changer: chapitre 4: Développer l’allié en soi).

Comme d’habitude, n’hésitez pas à nous laisser votre commentaire.

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