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Développement humain, Enfant

L’enfant clown dans la classe: pas toujours comique. Suggestions.

Marie Bérubé, m.ps.

enfant clownÊtre les parents d’un enfant clown qui fait le petit comique dans la classe, c’est loin d’être toujours drôle! Son professeur dit qu’il parle continuellement, qu’il dérange le groupe et qu’il ne pense qu’à faire rire les autres élèves.

L’enfant clown est sans conteste de nature extravertie. Doté d’une grande confiance en lui, c’est souvent un excellent communicateur et un enfant très sociable. « En fait, c’est une belle qualité d’avoir le sens de l’humour, de savoir détendre l’atmosphère et de dédramatiser les situations en les tournant au ridicule », commente Marie Bérubé, professeure en psychologie de l’enfant et auteure du populaire eBook Être parent. Poser les bons gestes.

Votre enfant stresse à l’école? Voyez neuf façons d’aider les enfants à gérer leur stress dans le chapitre 9 du livre de Marie Bérubé Être parent. Poser les bons gestes. Vous en saurez plus ici.

Quand l’enfant clown devient problématique

Malheureusement, l’enfant clown qui dérange le groupe avec ses pitreries en vient souvent à ralentir le cours de l’enseignement.

« Entre 6 et 8 ans, c’est l’âge de raison. L’enfant comprend désormais les bienfaits de suivre les règles et de respecter les autres, poursuit l’auteure. Le rôle du parent est donc d’expliquer que c’est correct d’être drôle, mais qu’il faut distinguer les moments où c’est approprié de l’être, comme à la récréation, et ceux où ça ne l’est pas, durant les explications du professeur, entre autres. »

Il faut savoir que le petit comique de la classe attire inévitablement l’attention des autres: il est donc récompensé à tout coup lors de ses interventions.

«Comme l’enfant tend à répéter un comportement qui lui permet d’attirer l’attention, professeur et parents peuvent briser le cycle en portant leur attention sur d’autres types de conduites, conseille Marie Bérubé. Si on le félicite quand il se concentre sur ses devoirs, il y a de fortes chances qu’il reproduise ce comportement plus souvent.»

Il importe aussi de se pencher sur les intentions qui se cachent derrière son comportement afin d’en arriver à canaliser son énergie de façon positive. Le jeune qui a besoin d’attention, par exemple, s’épanouirait sûrement en suivant des cours de théâtre, de danse ou de cirque.

Bref, le but n’est pas de réfréner notre humoriste en herbe, mais de le contenir. On l’oriente vers des activités où il se réalisera, tout en lui faisant comprendre que l’humour a sa place en société, mais pas en tout temps ni dans toutes les circonstances.

NDLR: Cet article de la journaliste Amélie Cournoyer qui a interviewé Marie Bérubé de OserChanger sur l’enfant qui fait le clown en classe est repris de la revue Coup de pouce.

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