Comment lâcher prise


Nous aimerions bien parfois avoir le contrôle sur des événements qui sont, justement, hors de ce contrôle.

Lorsque vous prenez conscience que vous ne pouvez changer ni les événements ni les personnes qui vous entourent et que vous pouvez seulement changer votre façon de les percevoir, vous êtes dans le lâcher-prise. Vous vous donnez alors une chance de vivre moins de stress. De la même façon, lorsque vous modifiez votre action pour arriver à un résultat, vous faites preuve de flexibilité et de votre habileté à décrocher d’une conduite stérile.

Trois éléments essentiels pour lâcher prise

Prendre les commandes

Si, quand survient un changement ou une contrariété, votre premier réflexe est d’attendre que la réponse vienne des autres ou qu’un Deus ex machina dénoue la situation ou la crise, vous n’êtes pas aux commandes. Décidez de prendre la responsabilité de la suite des choses. 


Identifier vos deuils

Devez-vous renoncer à la présence d’un être cher, à une possession, à la reconnaissance, à une manière habituelle de faire les choses ? Devez-vous sacrifier votre sécurité, votre aisance matérielle, une image de vous-même, une identité professionnelle ? Faire le deuil de ce qui a été, de ce qui aurait pu être ?


Décider ce que vous voulez

Vous savez ce que vous ne voulez plus et vous devez maintenant diriger votre regard vers ce que vous souhaitez vivre. Cela permet de trouver une nouvelle orientation à suivre, vous porte vers l’avant et mobilise votre esprit dans la créativité. 


Ci-dessous, quelques-unes des publications (articles, podcasts, livre) que vous allez retrouver sur le thème Comment lâcher prise.

Livre

Lâcher prise. Prendre de l'altitude

Échecs, déceptions, séparations, deuils… à toutes les étapes de la vie, nous avons besoin d’abandonner derrière nous ce qui empêche d’aller de l’avant. Il est essentiel d’apprendre à lâcher prise pour ne pas vivre dans le regret, la culpabilité, le chagrin ou la frustration.

Marie Bérubé et Marc Vachon, spécialistes du développement personnel, vous apprennent à dépasser ces obstacles qui empêchent d’avancer et proposent des exercices et techniques d’acceptation de soi, de méditation et de pardon. Vos blessures intérieures et le besoin de tout contrôler disparaîtront peu à peu. Chaque jour sera un petit pas supplémentaire vers une vraie liberté. Une vie plus harmonieuse où vous oserez enfin être vous-même pour passer à une nouvelle étape !

Un livre qui va vous permette de réussir votre envol et d'exprimer librement, joyeusement, dynamiquement tout le souffle de votre âme

Nos podcasts sur le lâcher-prise

Marie Bérubé

Stress et lâcher-prise 

par Marie Bérubé, m.ps.

Il y a de nombreux liens entre le stress et le lâcher-prise. Nous en avons parlé dans un de nos podcasts. Mais qu'est-ce que le stress? Voilà un mot qui fait partie de notre vocabulaire et de notre vie, à un point tel qu’il est devenu banal et qu’en être victime nous paraît aussi inévitable qu’attraper un rhume ou un coup de soleil. Pourtant le stress, même s’il est une réponse normale d’adaptation, est bel et bien un ennemi de notre santé.

Le docteur Hans Selye (1974) qui l’a étudié en profondeur a très bien expliqué que le stress, à un niveau optimal, contribue à maintenir la vie en créant en nous l’énergie nécessaire pour faire face aux événements quotidiens ou extraordinaires. Il nous permet donc de résister aux agressions et de nous adapter aux exigences de notre environnement.

Mais que se passe-t-il si les demandes sont trop fortes ou trop nombreuses? Si ces demandes, après avoir suscité l’alarme nécessaire, ne sont pas éliminées et continuent de mobiliser le système nerveux? Si enfin le problème n’est pas résolu de façon satisfaisante? Le stress, insidieusement, peut ruiner notre santé, tant physique que psychologique.

Nous croyons utile de revenir aux bases et de définir ce qu’est le stress. Nous donnerons trois ordres de définitions et verrons que la perception joue un rôle prépondérant dans le déclenchement de la réponse d’alarme. Mais avant toute chose, essayons de déterminer votre propre situation face au stress.

D’abord se situer face au stress

Deux grands types de situations peuvent entraîner un stress trop élevé et éventuellement la détresse ou le sentiment d’impuissance. Tout d’abord, celles qui viennent de l’extérieur, qui s’ajoutent les unes aux autres et qui s’empilent, toutes ces demandes qui peuvent, lorsque trop nombreuses, entraîner des troubles médicaux et psychologiques. Vous trouverez, à la fin de ce texte, un lien pour mesurer votre stress au moyen de l’échelle de changements de vie élaborée par Thomas Holmes et Richard Rahe (Social Readjustment Rating Scale). Cette échelle est utilisée pour calculer le niveau de stress et déterminer la probabilité que la santé soit affectée au cours de l’année qui vient. Elle présente plusieurs événements de la vie en tenant compte des efforts qu’une personne déploie pour s’adapter à une nouvelle situation.

D’autre part, il y a aussi les facteurs qui viennent en quelque sorte de l’intérieur, c’est-à-dire de notre façon de voir la vie et les choses, bref de notre tempérament de base. Vous connaissez sans doute la classification des tempéraments en type A et B? Vous trouverez également plus bas un lien vers un court questionnaire qui vous permettra de vous situer par rapport à votre tempérament. (Type A ou type B? )

Situations extérieures ou facteurs de personnalité? Causes externes ou causes internes liées à notre perception de la vie? En fait, les choses ne sont pas aussi simples. Nous élaborerons dans un prochain article sur un grand nombre de ces agents stressants, parmi lesquels il ne faut pas oublier les facteurs organisationnels et comportementaux.

Stress optimal

Le stress est inévitable, en ce sens qu’il est une réponse innée de l’organisme visant à assurer sa survie. Des expériences en laboratoire ont clairement démontré qu’une privation sensorielle prolongée (absence complète de toute stimulation) peut entraîner de graves problèmes psychologiques allant jusqu’aux hallucinations, lesquelles cesseront dès que la situation expérimentale cessera. Le manque de stress provoque l’ennui, la frustration, la fatigue et laisse insatisfait. Il est certain donc qu’un niveau optimal de stress est nécessaire. Il permet la créativité, la résolution de problème, le dépassement, le progrès et provoque la satisfaction. Mais que se passe-t-il si on dépasse ce niveau? Le corps peut-il encaisser constamment une telle demande et s’adapter indéfiniment? Qu’arrive-t-il si cette réponse de survie est sans cesse sollicitée et si les limites d’adaptation du corps humain sont atteintes ou dépassées? Épuisement, maladie, perte d’estime de soi en sont les conséquences.
Plusieurs définitions du stress

Le terme stress est un mot emprunté au domaine de la physique. Il sert à décrire ou à définir toute force ou pression ou contrainte exercée sur un corps ou un objet. Par analogie, transposé au domaine psychologique, le stress est, en quelque sorte, ce qui nous écrase, nous tend, nous fait craquer, nous pousse. En fait, une multitude d’agents, externes ou internes, peuvent être responsables de réactions comportementales, émotives et même biologiques. Pourtant, bien que de nombreuses recherches aient été faites au sujet du stress, les auteurs ne s’entendent pas sur une définition précise et objective.

Trois ordres de définitions.

Pour un certain groupe de chercheurs, dont le célèbre docteur Hans Selye (1974), le stress est une réponse non spécifique d’adaptation biologique. Cette réponse est dite non spécifique, car elle demeure la même quelle que soit la demande faite à l’organisme par un agent stressant. Par exemple, la perspective de devoir subir un examen pour l’obtention d’un emploi peut nous énerver et nous stresser au point de nous faire perdre le sommeil. De même, l’anticipation d’un événement heureux, comme une sortie ardemment souhaitée avec une personne récemment rencontrée, peut nous stimuler au point de déranger notre fonctionnement habituel. En fait, par cette réponse involontaire, le corps cherche à revenir à un état d’équilibre et tous les changements biologiques suscités le sont en fonction d’un but : l’attaque ou la fuite.

Une deuxième définition possible du stress s’intéresse plutôt aux réactions comportementales ou émotives, donc observables, générées par un agent stressant: le rire, la colère, les larmes, la peur, le rendement diminué dans l’exécution d’une tâche, la détérioration dans les relations interpersonnelles, le trou de mémoire, etc. Dans le cas d’un stress positif, on pourra parfois observer une amélioration de la performance au travail ou un regain d’énergie remarquable. Mais ces réponses comportementales ou émotives, pour observables qu’elles soient, se prêtent bien mal à l’étude psychologique, car elles sont fortement liées à la culture, à la personnalité des gens et pas toujours exprimées. Bien souvent, on cherche à les cacher, à les refouler et à ne pas les montrer directement. C’est pourquoi les psychologues ou les médecins préfèrent évaluer les réponses physiologiques qui, bien que parfois non évidentes au premier coup d’œil, se mesurent plus fidèlement.

Une troisième définition possible du stress consiste à désigner par ce dernier tous les agents stressants qui, réels ou perçus comme tels, peuvent déclencher le processus d’adaptation de l’organisme. Le terme perçu a ici son importance, parce que tous les individus ne réagissent pas de la même façon devant une situation stressante. Il semble que des facteurs psychologiques, propres à chacun, nous feront ou non percevoir une situation ou un événement comme particulièrement stressant.

Stress et perception

Parmi toutes ces définitions, une réalité semble donc émerger: la perception joue un rôle extrêmement important. La réponse physiologique sera déclenchée si l’organisme perçoit un danger potentiel pouvant le menacer. Comme le cerveau ou la pensée ne fait pas complètement la différence entre le réel et l’imaginaire, on peut comprendre l’importance des outils plus cognitifs développés depuis quelques années pour contrôler nos perceptions des situations et, conséquemment, nos émotions. Le problème étant ainsi posé, les chercheurs ont pu cerner les nombreuses variables se rattachant à la perception du danger (nature, intensité, attentes, apprentissage passé, système de valeurs, personnalité, besoins individuels, etc.) et, par le fait même, tirer certaines conclusions générales.

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