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Estime-de-soi

Comprendre son égo pour développer une solide estime de soi

égo
Collaboration spéciale

Par Philippe Peytroux

L’égo est au coeur de notre société,  il est source de motivation pour certains et un véritable fardeau pour d’autres. Le débat est toujours le même: faut-il se débarrasser de son égo pour vivre épanoui?

Je pense que l’on peut parfaitement vivre avec son égo si celui-ci ne dirige pas nos faits et gestes. Pour cela il faut comprendre son égo, et cette compréhension jouera un rôle essentiel pour une solide estime de soi.

Les clés pour comprendre son égo

Pour comprendre son égo, encore faut-il le définir! Par définition, l’égo  (ou ego) désigne la représentation et la conscience que l’on a de soi-même. Notre égo est une identité, pas notre Être. Il est le résultat des croyances et histoires que nous nous racontons chaque jour. Plus ces histoires passent en boucle dans notre esprit, plus notre égo prend de la place dans notre quotidien.

Il est différent de notre Être: c’est-à-dire notre nature profonde. Lorsque nous vivons le moment présent, nous sommes notre Être.

Pour exister, notre égo doit «faire»: il est en perpétuel mouvement, alors que notre Être est pure présence, vivant dans l’instant, sans jugement, non plus dirigé par l’environnement et par le désir d’être validé socialement par autrui.

Voilà pourquoi j’adore définir l’égo comme un oignon. Chacune des couches est une sorte de «pelure identitaire» que nous ajoutons tout au long de notre vie.

  • Couche n°1: Je suis ce que je possède (portable, maison, argent…)
  • Couche n°2: Je suis mes opinions (opinions politiques, éducationnelles…)
  • Couche n°3: Je suis mon apparence (vêtements, coiffure, tatouage…)
  • Couche n°4: Je suis mes souffrances (maladies, épreuves…)
  • Couche n°5: Je suis ce que je fais (travail, passions…)

Le cœur de cet oignon, vous l’aurez sans doute compris, c’est notre Être. Celui qui est dans le présent, qui ne se définit ni par son passé, ni par l’autre (l’environnement).

Mais alors: d’où vient l’égo?

D’après Krishnamurti, philosophe et promoteur d’une éducation alternative, l’égo serait un dérapage du cerveau au cours de l’évolution.

L’Homme pensa: J’ai un territoire pour SURVIVRE (se nourrir, s’abreuver, se reproduire…).

Puis l’Homme pensa: J’ai un territoire et il me DISTINGUE de ceux qui n’en n’ont pas.

Résultat? Ceux qui veulent m’enlever ce que je possède pour survivre retirent mes chances de survivre. Alors ce que je possède devient je suis ce que je possède.

Nous nous accrochons donc à l’égo parce qu’il nous distingue des autres et nous pensons que c’est ce qui nous aide à survivre.

Dans l’évolution, nous avons donc développé toutes ces pelures identitaires mentionnées plus haut. Alors, si vous touchez aux pelures identitaires de l’individu, il a l’impression que sa survie est menacée.

  • Si tu me juges, j’ai l’impression que je vais mourir.
  • Si je te déçois, j’ai l’impression que je vais mourir.
  • Si tu ne m’aimes pas, j’ai l’impression que je vais mourir.
  • Si tu m’abandonnes, j’ai l’impression que je vais mourir.

Cela peut donc créer de sacrées failles dans notre estime de soi.

Les obstacles de l’égo pour développer une solide estime de soi

J’aimerais évoquer 2 obstacles principaux bâti par ce fameux égo vers une solide estime de soi: lorsqu’il y a trop d’égo et lorsque nous en sommes dépourvu.

Obstacle n°1 : L’égo surdimensionné se crée lorsque nous cherchons à dominer notre environnement.

Obstacle n°2 : Le faible égo se crée lorsque nous sommes dominé par notre environnement.

Obstacle n°1 : l’égo surdimensionné

L’égo surdimensionné compense souvent des failles profondes et cherche à rétablir un manque de reconnaissance ou un sentiment d’infériorité chez la personne. Cela peut, bien entendu, être pathologique, mais nous sommes bien souvent face à un mécanisme de compensation.

Est-ce que vous souffrez d’un égo surdimensionné? Vous avez tendance à vouloir impressionner les gens qui vous entourent, à raconter des histoires rocambolesques, à vouloir être au centre de l’attention coûte que coûte…

Ou alors, vous connaissez peut-être ce genre de personne qui n’accepte pas la critique: elle se vexera lorsque vous critiquerez sa manière de penser ou d’agir. Ou alors, elle restera stoïque, car avec le temps, elle a finit par ne plus laisser de place au doute.

L’égo surdimensionné sera une aide bénéfique dans une situation qui demande une action concrète et rapide. Tout comme les œillères d’un cheval lors d’une course: elles lui permettent d’être dans l’ici et maintenant, concentré sur sa course, évitant tout le stress provoqué par son environnement. Une personne ayant ce type d’égo ne manque donc pas de confiance en soi, qui lui procure sa capacité à agir.

Mais ce comportement égotique peut être un frein lorsqu’on refuse de collaborer avec autrui et que l’on est dans une quête de domination.

Obstacle n°2 : le manque d’égo

Tout comme l’égo surdimensionné, le manque d’égo possède des avantages, dont une plus forte capacité à collaborer.

En fait, et c’est toute l’ironie de la chose, c’est également son plus gros désavantage. Comme je l’explique dans un autre article sur l’affirmation de soi, on reste dans l’expectative, on attend que l’autre décide à notre place.

On est alors un figurant dans notre propre existence. Le manque de confiance en soi se ressent alors dans divers aspects de notre vie, et l’on est alors très sensible à ce que pense notre famille, nos amis et même les inconnus de nos agissements. C’est ici que peut se développer la peur du jugement et du regard de l’autre.

Nous ne voulons SURTOUT PAS faire de vagues, nous voulons plaire coûte que coûte… mais nous ne sommes alors pas du tout alignés à notre véritable Être.

3 exercices pour maîtriser l’égo

Alors voilà ce que je vous propose: 3 petits exercices à réaliser pour maîtriser l’égo. Il est clair que si on le laisse diriger sa vie, il crée alors des trous béants dans l’estime de soi. Il nous éloigne considérablement du cœur de l’oignon, de ce que nous sommes au plus profond de nous-même, cette entité authentique et pure.

Selon moi, le cœur de l’oignon est un peu comme un enfant. Dépourvu de jugement, ne cherchant pas à défendre son territoire, vivant l’instant présent à 100%, et percevant son prochain comme un partenaire de jeu plutôt qu’un potentiel ennemi.

J’ai tout de même une bonne nouvelle. Nous pouvons maîtriser l’égo. En fait, il est très facile à identifier.

Exercice n°1 : identifier l’égo

L’égo est en réalité la petite voix dans votre tête. Vous savez? Cette voix qui vous dit: «Je suis nul!» ou «Ma mère avait raison: je ne réussirais jamais dans la vie.»

Notre égo est cette petite voix dans notre esprit qui nous dit que notre environnement nous juge ou qui nous renvoie sans cesse vers notre passé… Alors l’exercice est simple.

Durant les 2 prochaines heures, j’aimerais que vous notiez toutes les pensées que vous avez sur :

  • Ce que vous êtes (je suis timide…)
  • Ce que vous faites (je fais ça mal…)
  • Ce que sont les autres (il est bizarre lui…)
  • Ce que vous ressentez sur vous-même (je me sens anxieux…)
  • Ce que vous ressentez sur les autres (les gens sont débiles…)

Lorsqu’on identifie un processus, on peut alors agir dessus. Alors soyez vigilant, notez toutes ces pensées et n’hésitez-pas à nous dire par commentaire, à la fin de l’article, tout ce que vous avez eu en tête.

Exercice n°2: identifier les conséquences

Après avoir pris le temps d’écouter ses pensées, on va alors prendre conscience de leur impac :

  • Est-ce que ces pensées sur moi-même et les autres étaient positives ou négatives?
  • Vers quelles valeurs, croyances, expériences ces pensées m’ont-elles renvoyé?
  • Qu’est-ce que cela donnerait si je ne me référais pas à ces croyances, valeurs et expériences?

Exercice n°3 : lâcher prise

Eh oui, en lâchant prise, je quitte alors mon passé, j’abandonne mon futur et je me concentre sur l’ici et maintenant. Je ne peux que vous inviter à lire cet article sur le lâcher prise.

Conclusion

Quand on ne prend pas le temps de comprendre l’égo, on peut rapidement se sentir submergé par lui. Il ne doit en aucun cas définir ce que vous êtes. Un être sage vous inviterait donc à creuser vers qui vous êtes véritablement. C’est à dire cette part d’enfant qui sommeille en vous. Juste un être vivant  pour exister, non pas pour posséder.

Philippe Peytroux est auteur et formateur. Vous pouvez le retrouver sur son site (influence-hypnotique.fr) spécialisé dans l’intelligence émotionnelle et sociale. Depuis 2013, il vous y invite à développer une grande aisance envers vous-même afin de mieux aller vers l’autre.

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