14 moyens pour survivre au stress du temps des Fêtes

stress des fêtes

Le stress du temps des Fêtes est souvent inévitable. Souvent rempli de moments de joie et d’heureuse adeauonvivialité, ce temps fort de l’année charrie en effet tout un lot d’occasions toutes plus stressantes les unes que les autres. De quoi regretter la relative tranquillité de notre routine. Même si vous aimez la folie caractéristique de ce temps de réjouissances et de congés, vous pouvez vous attendre à ce que votre niveau de stress augmente. Tout ce que vous allez faire pour que tout le monde soit heureux pendant ce plus beau temps de l’année (pour les commerçants en particulier) peut faire monter la tension et éventuellement faire sauter les plombs.

Qu’on le veuille ou non, ce sont les femmes qui sont particulièrement vulnérables à ce stress du temps des Fêtes, qui s’exprime dans ce qu’on pourrait appeler les bleus de l’après-fêtes. En effet, elles prennent encore régulièrement à leur compte la responsabilité de faire en sorte que cette période de festivités soit agréable pour toute la famille, immédiate ou agrandie, sans parler de celles qui préparent en plus le voyage de la famille chez mon oncle Antoine au Vermont, à Rouyn-Noranda ou à Saint-Clin-des-Meux-Meux (faut pas oublier le cadeau de tante Rachel pour pas faire de jaloux) ou qui doivent s’assurer que le retour à la maison après les vacances passées en Floride ne ressemblera pas à un crash.

Bon et mauvais stress du temps des Fêtes

Bien sûr, toutes les situations stressantes ne sont pas mauvaises ou désastreuses. Certaines sont stimulantes, revigorantes, vous poussent à de belles réalisations, mettent du piquant dans votre vie, du plaisir. À vous de faire la différence. Le mauvais stress, c’est celui que vous éprouvez quand les situations sont hors de votre contrôle ; vous vous sentez hors d’haleine, épuisé, victime. Quand vous repensez à ces situations plus tard, vous vous dites que vous auriez pu faire mieux si vous n’aviez pas été si stressé. Le bon stress quant à lui est vivifiant. C’est un tonique. Vous êtes aux commandes, en plein contrôle, un peu comme si vous faisiez gîter votre voilier au maximum sous le vent tout en gardant votre équilibre et votre cap. Quand vous repensez aux situations par la suite, vous êtes fier, convaincu d’avoir donné le meilleur de vous, d’avoir grandi même.

Alors! À vous de ne pas vous soumettre à trop de mauvais stress. De toute façon, si vous vous mettez à l’écoute de votre corps, il vous informera, mieux que quiconque, si vous vous exposez à trop de ces situations. Ses avertissements pourront prendre la forme de dérangements digestifs, de douleurs au dos ou au cou, de démangeaisons, de fatigue constante, de maux de tête lancinants. Nous avons chacun nos indicateurs personnels de stress. Soyez-y donc attentifs avant d’en arriver à la détresse. Ceci étant dit, passons à quelques stratégies et trucs dont vous pourrez tirer parti et qui vous aideront à passer de bons moments vous aussi aux Fêtes de fin d’année. Comme vous le constaterez, certains relèvent du simple bon sens.

1- Faites des priorités  

Aussi bizarre que cela puisse paraître, trop de bon stress peut occasionner du mauvais stress. Comme on dit, trop c’est comme pas assez. Alors, si vous avez tellement d’invitations à des veillées, à des parties, à des dîners, même si elles vous semblent toutes plus intéressantes les unes que les autres, prenez le temps de faire des priorités

Par exemple, si le 22 vous avez la soirée de bureau, le 24 la soirée chez votre frère Paul, après une journée à faire des courses urgentes, suivie du réveillon chez votre mère après la messe de minuit, le déjeuner de Noël chez-vous avant d’aller dîner chez des amis. Puis, si le 27 vous ne pouvez vous échapper de l’incontournable et traditionnel dîner chez la belle-sœur (elle le fait toujours le 27, c’est obligé) qui précède votre départ pour Chicoutimi ou Orléans où vous attend sans faute la belle famille avec l’inévitable repas d’agneau suivi d’un autre dépouillement d’arbre de Noël, de la visite le lendemain de la parenté du coin que votre conjoint n’a pas vue depuis le 29 de l’an dernier, du retour chez-vous le 30 pour préparer le saut de l’an et vous préparer mentalement à un saut de l’an bien moins drôle que celui de l’an passé.

Et si, pour terminer avec l’apothéose, vous avez en plus de tout cela le dîner traditionnel du Jour de l’An auquel vous apportez toujours votre contribution – J’espère que tu vas nous apporter une bonne salade de fruits avec ton fameux gâteau Forêt-Noire comme d’habitude! – et que vous terminez le tout le soir du 3 chez Michel et Annick qui reviennent de passer les fêtes au Costa Rica… OUF!!!

Si cela ressemble à votre histoire, à quelques variations près, alors faites des priorités! Demandez-vous: si je n’avais qu’une seule soirée, qu’un seul dîner, en supposant donc que je n’ai qu’un seul choix, qu’est-ce que je prendrais? Puis, quel serait mon deuxième choix? Continuez ainsi et éliminez ceux qui se retrouvent en bas de liste. Pas facile à faire, me dites-vous, parce qu’on ne veut déplaire à personne.

2- Chassez la culpabilité

Ah! la culpabilité au temps des Fêtes. Une bonne façon de lui tirer les oreilles, c’est d’éviter le piège de la comparaison. Ne mesurez pas votre générosité, votre disponibilité, vos préparatifs, vos cadeaux à ceux des autres. Il y aura toujours quelqu’un de plus généreux, de plus disponible ou recevant que vous, peu importe la créativité dont vous ferez preuve ou l’argent que vous dépenserez. Et parlant d’argent, évitez autant que possible les stress économiques des Fêtes qui sont parmi ceux qui affectent le plus les individus. Donc…

3- Restez dans les limites du budget fixé

Les conséquences psychologiques qui découlent du fait de dépenser plus qu’on en est capable sont aussi dévastatrices que les conséquences financières elles-mêmes. Rappelez-vous la dernière fois que vous avez trop dépensé pour un cadeau qui, finalement, n’a pas même fait plaisir à l’autre. Votre désappointement n’était-il pas à la mesure du dépassement du budget? On dirait que parce qu’on a dépensé plus, on s’attend à ce que les gens soient encore plus contents. Alors…

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4- N’ayez pas trop d’attentes irréalistes

Le stress du temps des Fêtes est souvent causé par nos nombreuses attentes irréalistes. À l’égard des autres d’abord. N’essayez pas trop d’imaginer la réaction des gens,  vous serez souvent déçus. Je suis un peu choqué ; il a regardé mon cadeau, puis il l’a mis de côté tout de suite pour en ouvrir un autre. Vous vous attendiez à quoi ? Qu’il porte tout de suite à son cou le foulard qu’il a reçu, puis qu’il fasse le tour de toute la parenté pour lui montrer, puis qu’il sorte courir pieds nus dans la neige et le froid en criant à quel point il aime la sensation piquante du mohair? Quand vous êtes déçu de la réaction de quelqu’un, ça arrive, c’est à vous d’évaluer si vos attentes étaient réalistes dans le contexte. Et tandis que nous parlons d’attentes, que dire de celles que vous avez à propos de vous-même. Alors, cette année…

5- N’essayez pas d’être parfait  

Soyez plutôt ÉTONNANT, SURPRENANT, osez être DIFFÉRENT, AMUSANT. Aux Fêtes, on se rappelle bien plus d’un cadeau et d’une soirée qui avaient une touche d’originalité que d’un cadeau et d’une soirée parfaits. N’est-ce pas que vous vous souviendrez toujours de Pierre et Louise qui ont reçu tous les amis au temps des fêtes avec un repas végétarien au lieu de la traditionnelle dinde farcie servie avec des pommes de terre en purée et une macédoine de légunes. Innovez et surtout…

temps des fêtes6- Déléguez

Pour diminuer le stress du temps des Fêtes, déléguez. Vous n’avez pas à être celui ou celle qui fait tout. Mettez les enfants en charge de la décoration de l’arbre de Noël et de la maison et, de grâce, acceptez que ce soit différent de ce que vous auriez fait. Ou déléguez-leur la fabrication des éternelles galettes de Noël ou autres pâtisseries qu’il faut refaire année après année, sans quoi, pensez-vous, ce n’est pas Noël. Ne cherchez pas la perfection, cherchez la différence. Les biscuits seront peut-être moins raffinés, moins taillés au couteau, mais en plus de ne pas avoir à les faire, vous aurez le plaisir de dire à vos invités qui les a fabriqués, à moins qu’ils ne l’aient déjà deviné à leur goût! Déléguez aussi l’achat du papier d’emballage, du papier collant, du ruban, des cartes de remerciement, des cadeaux à retourner.

Vous aimez être entouré, mais pas cuisiner? Déléguez certaines parties des repas des Fêtes à vos invités (les Potlucks, ou repas-partage, sont à la mode cette année, même le magazine de recettes de Ricardo en traite dans son spécial des Fêtes 2013… une petite pub gratuite en passant ;-)), donnez leur le choix de ce qu’ils peuvent faire et croyez qu’ils puissent avoir du plaisir à vous aider. Tant qu’à y être, pourquoi ne pas déléguer, pour une fois, la responsabilité de recevoir toute la famille cette année encore, même si c’est tellement mieux chez-vous parce que c’est plus grand, parce que vous faites tellement bien les choses! Ce ne sera pas aussi parfait si ce sont Céline et Martin qui reçoivent? Et puis après. Ce sera différent. Dans ma famille, cette année, au lieu de l’éternel cadeau d’échange, nous faisons l’expérience d’engager un chef qui viendra chez-nous faire le repas (le menu est choisi), le servir et qui repartira avec la vaisselle sale… Pendant ce temps, on va pouvoir s’amuser, prendre une santé, jouer avec les petits-enfants sans avoir la broue dans le toupet

Et déléguez aussi la responsabilité d’amuser les amis de vos enfants à leurs propres parents, même si pauvres petits, ils n’ont que leur père pour s’occuper d’eux! Est-ce une raison pour vous taper leurs petits tous les jours dans votre maison, alors que vous essayez désespérément de vous reposer? Après tout, vous êtes en vacances. Et surtout… surtout…aux Fêtes…

7- Prenez le crédit de ce que vous faites

Sous l’effet du stress, plusieurs personnes ont tendance à se dévaloriser, à se rabaisser. Si on vous félicite pour la réception que vous avez offerte, dites Merci! au lieu de Bien voyons ! N’importe qui en aurait fait autant ou Il n’y a rien là! ou J’aurais aimé faire mieux, mais…  Au lieu d’attirer l’attention tout de suite sur ce qui n’a pas bien fonctionné, comme si c’était de votre faute, au lieu de tourner l’énergie contre vous-même, ce qui est tout à fait inutile et parfois même choquant pour ceux qui vous complimentent, prenez le crédit qui vous revient. Si on vous lance des fleurs, profitez de l’occasion et accordez-vous de la valeur en les acceptant, au lieu de chercher le pot qui, croyez-vous, ne manquera pas d’arriver. Et même si l’appréciation ne vient pas, prenez le temps de vous valoriser à vos propres yeux en regardant ce que vous avez fait plutôt que ce que nous n’avez pas fait. Et pour vous accorder de la valeur…

8- Réservez du temps juste pour vous

Du temps pour un bon bain, pour un bon livre (Oser changer: mettre le cap sur ses rêves), pour appeler un bon ami et parler pour parler, pour aller marcher, pour faire un petit exercice sur la gratitude (La gratitude: un bon exercice contre le stress), pour méditer. En bref, du temps pour faire les choses que vous trouvez importantes pour vous, pour les activités qui vous épanouissent, vous donnent de l’énergie, vous réalisent, mais que vous remettez toujours parce qu’elles ne sont pas urgentes, alors qu’il y a tant de demandes urgentes et importantes auxquelles vous devez répondre. Considérez comme une absolue nécessité de vous accorder du temps, chaque jour, pour ces activités enrichissantes, ne serait-ce que 15 minutes.

Les gens les plus stressés sont ceux qui passent trop de temps à répondre aux demandes qui ne manquent pas d’arriver de tous côtés, demandes toutes plus urgentes et importantes les unes que les autres. Trop de temps donc à réagir et pas assez à agir pour s’occuper de la sphère de la réalisation de soi, de l’épanouissement. Sphère importante, s’il en est une, mais qu’on remet souvent à plus tard quand il y aura moins de demandes pressantes, plus tard quand on sera retraité…

Mais si on veut justement être capable de continuer à répondre aux demandes que notre vie personnelle et professionnelle ne manquent pas d’avoir, c’est vital de nous occuper de cette zone. Si vous passez 80% de votre temps à répondre aux demandes et seulement 5 % à vous occuper de ce qui vous réalise, vous êtes parmi ces millions de personnes tendues qui font que l’industrie du stress est si florissante. Les gens les moins stressés ne sont pas ceux qui ne répondent à aucune demande. Par contre, ils considèrent comme un must d’investir de leur temps dans la zone de leur épanouissement. (Une histoire de temps et de Roi)

En terminant, rappelez vous qu’une des meilleures façons de combattre le stress, c’est de…

9- Rire au lieu de pleurer

Prenez du recul, voyez le désagrément qui vous arrive comme si vous en étiez spectateur, comme si cela arrivait à quelqu’un d’autre, et riez-en. Allez voir une comédie, invitez le beau-frère ou l’ami qui vous fait tant rire, caricaturez les situations, écoutez un soap américain en fermant le son… riez! Ou encore, si vous ne savez plus quoi faire pendant la veillée, après être sorti de table, jouez au jeu de raconter le moment le plus embarrassant de votre vie avec les autres invités. (Les effets bénéfiques du rire sur la santé)

Si vous vous retrouvez pris dans la circulation et que vous risquez d’être en retard à une soirée ou un dîner des Fêtes, distrayez-vous. Mettez de la musique, respirez profondément en vous enfonçant dans votre siège et répétez plusieurs fois C’est pas si important que ça!au lieu de vous stresser davantage en vous demandant Pourquoi ça n’arrive toujours qu’à moi? Plutôt que d’anticiper le pire qui pourrait arriver si vous êtes retardé, amusez-vous plutôt à trouver une plaisanterie à ce propos ou à inventer une histoire abracadabrante que vous raconterez à votre arrivée. Les plus absurdes sont les meilleures.

Si un de vos invités est en retard, respirez par le nez encore une fois et répétez C’est pas grave! au lieu de vous demander Qu’est-ce qui me prend de vouloir faire plaisir aux autres quand ils ne se donnent même pas la peine d’arriver à l’heure?

D’autres bons trucs

10- Oubliez la diète

Ce n’est pas le temps de vous priver, d’avoir une figure de mi-carême, d’autant plus que la nourriture revêt une telle valeur symbolique pendant les Fêtes (partage, amitié, convivialité, plaisir). Ce qui ne veut pas dire de faire des abus. Mais pendant cette période de l’année, oubliez un peu votre diète.

11- Dites non

Évitez ces éternels Je devrais! qui reviennent vous hanter. Si vous n’avez vraiment pas le goût de faire quelque chose, c’est correct ainsi. Il n’y a rien de mauvais à vous affirmer, surtout si c’est fait d’une manière honnête, directe et que vous exprimez ainsi ce que vous ressentez et ce que vous voulez.

12- Vous partez en voyage…

… revenez si possible deux jours avant de recommencer à travailler pour vous donner le temps d’atterrir en douceur.

13- De retour au travail

Vous ne pouvez pas tout faire d’un seul coup la première journée. Donnez-vous une chance!Vous avez trente appels à retourner, cent cinquante courriers électroniques à lire et auxquels répondre, sans parler de votre courrier régulier à traiter? Mettez des priorités au lieu de les prendre un par derrière l’autre. Répondez d’abord aux messages qui sont plus urgents. Et faites-vous plaisir en glissant à travers un retour d’appel ou de courriel que vous trouvez agréable (important, mais pas urgent). Les autres iront tout droit dans la poubelle.

14- Les moments magiques

Prenez le temps, chaque soir, en vous couchant, de vous rappeler les moments magiques de la journée.Et, si vous le pouvez, échangez-les avec votre conjoint ou vos enfants. Il y en a toujours. Cet immense fou rire qui vous a pris pendant le repas, ce moment d’intimité partagé, ce sourire inattendu, un fait cocasse, un morceau de musique qui vous a touché, un paysage entrevu. Chaque journée en est remplie si on sait s’y arrêter. Si vous le pouvez, écrivez-les dans un cahier. C’est la meilleure façon de ne pas les oublier et de vous ramasser des tonnes de bons moments à vous rappeler les soirs où vous sentirez poindre l’ennui.

Crédit photo entête: Jamie Grant (Flickr Creative Common)

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