Développer de saines habitudes de vie: 5 questions pour persister

saines habitudes de vie

par Yvon Lamontagne

Quand nous commençons à développer de saines habitudes de vie, notre motivation est grande et les obstacles initiaux semblent plus faciles à surmonter. Après quelque temps, on dirait que tout se met au travers de notre chemin pour nous empêcher de persévérer. Je vous propose 5 questions qui m’ont aidé d’abord à comprendre ce qui se passe, à franchir ces embûches bien normales et à retrouver ma motivation initiale.

1- Est-ce que je me prends trop au sérieux?

Vous connaissez la chance du débutant? Quand nous accomplissons quelque chose pour la première fois, nous nous attendons rarement à le faire parfaitement du premier coup. Accepter d’être néophyte enlève beaucoup de pression. Nous savons que nous sommes en mode apprentissage et nous laissons de la place à l’erreur. Alors, nous clarifions certaines règles, nous posons des questions, nous nous appliquons à bien faire les bases et nous rions de nos impairs.

Très souvent, la pression que nous nous mettons en prenant trop à coeur l’obtention des résultats nous dirige tout droit dans le mur de la démotivation. En voulant gagner à tout coup et en ne laissant pas de place à l’erreur, personne ne garde sa motivation bien longtemps.

Acceptez d’être débutant. Cela évite de rechercher la perfection, permet une saine autodérision et relativise les défis.

2- Est-ce que je respecte le niveau qui est le mien?

Personne n’éprouve de plaisir à affronter un adversaire trop fort. Notre enthousiasme de départ fait souvent en sorte que nous nous fixons des objectifs beaucoup trop élevés pour le niveau qui est le nôtre. Voilà une erreur, largement répandue, qui influe beaucoup sur notre motivation. (Voir à ce sujet Deux règles à suivre pour vraiment jouer avec votre santé.)

Votre cible est peut-être ambitieuse, mais laissez-vous la chance de l’atteindre à la bonne vitesse. Séparer votre objectif en plusieurs étapes vous évite les échecs et permet de vous ajuster en cours de route. Bâtir sur de petits succès nourrit la motivation.

3- Est-ce que je tiens compte de ma personnalité?

Ce n’est pas toujours facile de nous mettre en action. Parfois, c’est à l’invitation d’un ami que nous faisons les premiers pas et que nous vainquons l’inertie de départ. Par contre, il se peut que le type d’activité que nous avons entrepris ne corresponde pas à notre personnalité.

Souvent, dès les premiers temps, nous sentons que quelque chose cloche. Voilà pourquoi la possibilité d’essayer gratuitement un premier cours pour savoir si cela fonctionne est intéressante. Dès les premiers signes de démotivation, agissez pour ne pas que votre belle démarche soit brisée et que cela vous empêche de continuer sur votre lancée.

Il n’y a rien de mieux que l’action et les progrès pour se connaître. Pendant 3 ans, j’étais heureux de courir des demi-marathons sans avoir l’idée d’un marathon en entier. Par contre, dans le processus, j’ai réalisé que j’avais moins d’intérêt à courir ces demi-marathons, car j’étais sûr de les compléter. J’ai compris que, personnellement, j’avais besoin de ce petit doute qui me force à me dépasser. Relever le défi du marathon m’a redonné ma motivation. Je me connais mieux maintenant, ce qui m’évite de trop longues périodes où la motivation est plus difficile.

4- Est-ce que je compile mes bons coups depuis le début?

L’esprit humain est conçu pour résoudre des problèmes et il oublie rapidement ceux qu’il a déjà élucidés. Le fait de noter tous les progrès effectués en cours de route est très aidant pour garder la motivation. Cette liste met en perspective le défi actuel que nous voulons relever et où nous sommes peut-être bloqués.  Rien de mieux que de nous rappeler les courbatures des premières journées ou notre difficulté à suivre le groupe dans les exercices pour relativiser la situation actuelle et retrouver la fierté pour tout le chemin parcouru. Nous ne sommes peut-être pas rendus là où nous le souhaitons, mais ce regard derrière nous vient nous montrer que nous pouvons encore progresser si nous nous laissons le temps.

Ne sous-estimez jamais une liste bien étoffée de succès passés.

5- Est-ce que je peux étendre mes connaissances?

Constater les résultats obtenus et le chemin parcouru est une bonne source de motivation. C’est très mobilisant et très stimulant de réaliser, dès les premières semaines, que nous perdons du poids ou que nous nous sentons plus énergiques. À un certain moment cependant, nous atteignons un plateau. Si nous sommes très orientés sur les objectifs et que nous ne constatons plus d’amélioration, le découragement nous guette.

Cette étape est tout à fait normale. Au début, l’impact d’une nouvelle habitude intégrée à notre routine est immédiat et visible. Avec le temps, l’activité devient de plus en plus facile à accomplir et son incidence est moindre.

Nous sommes alors prêts pour accroître notre savoir et aller plus loin. Quand nous regardons le parcours d’un athlète d’élite ou d’un entrepreneur, nous comprenons que les plateaux font partie du processus. Il ne faut pas que cette étape vous décourage. Cherchez de nouvelles connaissances qui vous permettront de faire les choses autrement et de recommencer à vous amuser dans l’atteinte de votre but. Souvent, quelques petits ajustements feront une grande différence.

Conclusion

Vous pouvez avoir plus d’influence sur votre motivation que vous pensez. Bien sûr, plus elle dépend de quelque chose d’extérieur, plus fragile elle sera. En comprenant ce qui est important pour vous et en agissant sur les cinq points que je vous ai présentés, vous gagnerez plus de contrôle et pourrez vous approprier votre propre motivation.

Yvon Lamontagne est conférencier en mieux-être et acquisition de saines habitudes de vie. Il est l’auteur de Jouez-vous avec votre santé? Cliquez ici pour en apprendre davantage.

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