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L'attention, Stress

Soif de bonnes nouvelles

bonnes nouvelles
Marc Vachon, m.ps.

Je sais pas pour vous, mais j'ai soif de bonnes nouvelles. Résultat de la pandémie? Peut-être en partie, mais pas seulement. 

Quoiqu'il en soit, j'ai soif de prophètes qui m'annoncent un bel avenir, qui voient venir des chemins remplis de lumière, de possibilités.

J'ai soif de prophètes de bonheur, qui suscitent l'espoir d'un demain meilleur.

Ces temps-ci, il ne me semble plus y avoir que des messagers de mauvais augure, des annonciateurs de catastrophes imminentes, des tenants du «pire à venir». Les mauvaises nouvelles font vendre, c'est bien connu. J'ai vraiment soif de prophètes de «demain sera encore meilleur».


De bonnes nouvelles pour qui?

Pour moi, bien sûr, fatigué de lutter contre le cynisme, le pessimisme et la morosité. Mais surtout pour les enfants qui grandissent dans cette ambiance de fin du monde annoncée, d’apocalypse. 

Pour les plus jeunes qui ne comprennent pas notre désarroi, notre défaitisme, notre catastrophisme. Ils ne demandent pas la lune, seulement un peu d'insouciance, de confiance dans la vie, dans l'avenir, d'optimisme lucide comme le disait Helen Keller, de simplicité.

J'ai le goût de leur dire: Les enfants, demain sera beau, on s'en occupe. Beau comme ce paysage si vert et ensoleillé. Beau comme cette belle journée d'automne. J'y crois profondément.  Il y a des signes que l'avenir ne sera pas aussi noir qu'on le dit (voir l'encadré)

Je ne vous dis pas qu'il n'y aura pas d'orages, de vents contraires. Bien sûr, il y en aura, pour vous aider à devenir plus forts, parce que l'on se construit dans l'adversité.

Hubert Reeves: le combat n'est pas perdu 

Ces temps-ci, on reçoit beaucoup de bonnes nouvelles. Par exemple, le fait que le nombre de baleines augmente, le fait que beaucoup de banques refusent désormais de prêter de l'argent à des compagnies pétrolières et de charbon. Il y a beaucoup de bonnes nouvelles qui montrent que le combat n'est pas perdu. Je ne dis pas qu'il est gagné, mais je dis qu'il n'est pas perdu. L'une des choses que je reproche aux médias, c'est de ne parler que de ce qui va mal. Cela engendre de la morosité.
(...) C'est une confrontation entre deux forces: une force de destruction et une force de restructuration. Celle-ci se manifeste par la conscience écologique, la protection de la nature, et c'est une force qui est aussi importante, aussi puissante, que la destruction. Il faut tout dire, ce qui ne va pas bien et ce qui va bien. Et depuis quelques décennies, il commence à y avoir beaucoup de choses qui vont bien. Personne ne peut dire que c'est foutu. personne ne connaît l'avenir. D'abord, les humains sont très mauvais pour prédire l'avenir. (...) 
On doit voir ce combat non pas comme s'il était terminé, mais comme s'il était en train de se faire. Et c'est important que les gens sachent qu'il y a des choses positives qui se passent, pour qu'ils aient l'énergie de se battre. Il y a 20 ans, même la plupart des écologistes pensaient que c'était terminé. Aujourd'hui, de plus en plus de personnes disent plutôt que c'est un combat qui est en train de se jouer. (...) Je crois que la vie est d'une puissance fantastique et qu'elle a des chances de survivre et de se transformer, comme elle s'est transformée continuellement.

Extrait de SIROIS, Alexandre, LACHAPELLE, Judith (2021) - 80, 90, 100 à l'heure! Les Éditions La Presse - pp. 207-208

Pour que ça vaille le coup

Pour que ça vaille le coup de remonter au vent, de ramasser les branches cassées sur le sentier, de contourner les roches qui ont roulé et qui nous empêchent d'avancer aussi vite que nous le souhaitons, il faut croire qu'il y a quelque chose de bon qui nous attend plus loin. les enfants, je ne vous demande pas de me croire sur parole, mais je crois que le meilleur est en route, malgré les mauvaises nouvelles dont on nous inonde. 

J'en veux pour preuve ma foi en ce qu'il y a de meilleur dans l'être humain, dans les parents, dans les adultes qui croient en des demains plus beaux parce qu'ils savent, aujourd'hui, s'imprégner du beau qui les entoure, parce qu'ils sont capables de voir la plante qui pousse dans le macadam, parce qu'ils sentent que, s'il y a des bourrasques qui nous ralentissent, il y a aussi des vents portants qui nous poussent en avant.

Tous les vents ne nous jettent pas par terre, tous les éléments ne se déchaînent pas tout le temps, tous les malheurs prévus n’arrivent pas toujours. 

Parents, adultes de tous âges, faites entendre aux plus jeunes la musique de ceux et celles qui croient qu'on va y arriver, qui espèrent encore, qui y travaillent, qui savent rire, qui aiment les enfants libres de grandir, de jouer, et pas juste de se préoccuper de l'après-demain. 

Chercher le beau

Quant à moi, je veux continuer à voir le beau, à écouter le beau, à regarder le beau, parce que la lumière s'y trouve. Parce que je sais l'influence sur mon état d'esprit de ce à quoi je fais cadeau de mon attention. Je veux continuer à centrer mon attention sur la Vie, pas juste sur la Mort. Le vent va continuer de caresser ma peau, de la rafraîchir, de l'endurcir. Il va continuer d'amener les odeurs des fleurs, d'écarter les nuages et de laisser cette vie s'exprimer. Il va continuer de supporter le vol des oiseaux.

J'ai besoin d'y croire. Pour vous! Pour moi!

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