Poser les bonnes questions pour être plus heureux

questionsVous connaissez la maïeutique? Non ce n’est pas un insecte ni une sorte de canard exotique. C’est une technique qui consiste à bien interroger une personne en lui posant les bonnes questions pour lui faire exprimer des connaissances qu’elle a déjà. Attribuée au philosophe Socrate, elle est destinée à faire exprimer un savoir caché en soi. Mais quel rapport avec la psychologie me direz-vous? Tout simplement que cette technique pourrait vous permettre de provoquer des états d’esprit positifs en vous, de trouver des solutions plus rapidement et, pourquoi pas, d’être plus heureux. Voyons comment.

Notre attention

À chaque seconde, nous sommes bombardés de deux milliards de fragments d’information. Mais pour préserver notre santé mentale, l’information est filtrée et seulement 2 à 7 fragments sont conservés dans notre mémoire à court terme, grâce entre autres au mécanisme de la sélection (voir Vous connaissez ces filtres de la perception?). En quelques mots, disons que la sélection consiste à choisir (consciemment ou inconsciemment) dans l’expérience un aspect en particulier et à en ignorer d’autres. Or, il faut savoir que ce à quoi nous prêtons attention ou ce que nous entretenons dans nos pensées provoque en nous des états d’esprit positifs (aidants), neutres ou négatifs. Et même si nous vivons tous dans un univers où il y a plein de choses qu’on ne peut ni influencer, ni contrôler, nous avons du pouvoir sur l’orientation de notre attention, sur le focus de l’attention si vous me passez l’anglicisme. Nous pouvons modifier notre point de vue sur les choses, les situations et les gens. Et c’est là que la maïeutique de Socrate peut nous venir en aide.

Si vous avez notre livre Oser changer. Mettre le cap sur ses rêves, nous vous référons au chapitre 8 intitulé Comment provoquer des états d’esprit dynamisants. Pour lire un extrait du livre, rendez-vous sur cette page. 

Le pouvoir des bonnes questions

Posez une question à une autre personne et vous verrez qu’aussitôt vous orientez son attention. Appliquez cette technique à vous-même et vous assisterez au même phénomène. Or, une bonne question (pour les autres comme pour soi) permet de centrer notre attention sur une partie de la réalité où sont nos ressources, où se situe notre pouvoir, où sont les solutions. Ces questions pourront aussi ouvrir la porte de la créativité et de l’humour. Rappelez-vous l’humoriste Québécois Pierre Légaré et ses questions du genre Si j’ai des pieds d’athlète, vais-je courir plus vite? qui avaient le don de nous faire sourire. Faites-en l’expérience tout de suite en vous posant la question suivante: De quelle façon pourrais-je faire plaisir à quelqu’un que j’aime? Si vous prenez le temps d’y répondre, vos pensées et votre attention s’en iront aussitôt vers une personne qui est associée à des émotions positives. Vous la reverrez peut-être dans votre cinéma intérieur, vous imaginerez peut-être sa voix… Impossible alors de ne pas vous sentir bien. C’est ça le pouvoir de l’attention. Les applications sont nombreuses. Ainsi, si vous n’aimez pas une situation donnée, au lieu de maintenir votre attention sur ce que vous ne voulez plus, sur ce que vous détestez, en en parlant constamment avec les autres, essayez de vous poser la question suivante: Qu’est-ce que je veux vraiment? ou encore Qu’est-ce que j’ai à apprendre de cette situation désagréable? Pourquoi ne pas vous demander Qu’est-ce qu’il y a de drôle dans cette situation? ou Qu’est-ce qui pourrait être drôle dans cette situation? mobilisant ainsi les ressources de votre imagination. Ou encore Qu’est-ce qu’il faudrait que je change pour que cela fonctionne à mon goût? Toutes ces questions vous permettront d’avancer et de modifier dans le bons sens votre attention et, par conséquent, votre état d’esprit.

Qu’est-ce qu’une bonne question?

Les questions que nous nous posons de façon régulière et les réponses que nous y donnons ont le pouvoir de nous mobiliser ou de nous paralyser. Le meilleur critère pour savoir si une question vaut la peine d’être posée: sa réponse peut-elle m’être utile.

Quiconque désire entreprendre une démarche de changement ou simplement être capable de relever les défis du quotidien doit prendre la responsabilité de ses états d’esprit et cesser de croire qu’ils dépendent des événements extérieurs. Sinon, il est condamné à être contrôlé par eux, victime impuissante du temps qu’il fait, du résultat d’une partie de hockey ou de soccer, ou de l’humeur des gens qui l’entourent (Changement et impuissance). Voilà, sans aucun doute, une habileté fondamentale à développer pour réaliser ses rêves. Et cela commence peut-être en se demandant consciemment à qui et à quoi l’on veut faire cadeau de notre attention; c’est notre état d’esprit qui en dépend.

En terminant, voici une question dont les réponses changeront peut-être votre journée: Qu’est-ce que je pourrais faire pour rendre ma journée agréable aujourd’hui, pour avoir du plaisir? Voyez aussi notre autre article sur le sujet: Positiver: un outil pour être plus heureux.

 

Et pour vous donner un aperçu de quelques questions disjonctées, voici cinq minutes avec Pierre Légaré.

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Marc Vachon

Psychologue, blogueur, auteur et éditeur passionné par la recherche de moyens pratiques pour être heureux et traverser activement les changements.

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  4 comments for “Poser les bonnes questions pour être plus heureux

  1. Ncunguye
    26 juillet 2014 at 21 h 45 min

    Très bon blog, j’adore l’article que vous avez publier, au plaisir d’en recevoir d’autres…

  2. 27 juillet 2014 at 20 h 36 min

    Merci. Pour ce faire, n’hésitez pas à vous abonner en entrant votre email dans la colonne de droite et vous recevrez notre Newsletter avec nos nouveaux articles.

  3. GREGUOR PATRICIA
    31 août 2014 at 6 h 19 min

    Je suis contente d’avoir découvert ce site, qui me fait comprendre les solutions pour réussir à changer mon état de mal être, mais surtout que je suis la seule à pouvoir mettre en place les changements.

    Mais parfois, on se rend compte que l’on voudrait changer des situations de solitudes, de tristesse et que l’on n’a pas envie de faire l’effort de changer ces situations, que l’on a cette impression de toujours faire des efforts et que rien ne change. Alors on se lasse, on baisse un peu les bras et on continue à être malheureux.

  4. 31 août 2014 at 10 h 29 min

    Je pense, effectivement, comme vous, qu’il est préférable de cesser de faire des efforts, arrêter de ramer à contre courant et prendre plutôt le chemin de la moindre résistance. On ne peut pas forcer un train qui roule à 100 km/h dans un sens à changer de direction pour filer à 100 km/h dans l’autre direction. Ce sont des efforts inutiles. Autrement dit, on ne peut pas arrêter d’être malheureux d’un coup sec pour être heureux. On peut cependant arrêter d’alimenter le train de pensées qui nous rendent malheureux et commencer tranquillement à s’alimenter de pensées qui nous feront prendre l’autre voie. Se distraire, s’alimenter de beau, écouter la musique qui m’élève et me caresse, retrouver dans ma tête des moments de pur bonheur et les revivre, regarder jouer des enfants, prendre de longs bains, méditer, dormir, privilégier des gens et des conversations qui me font du bien… En un mot, être très à l’affût de ce à quoi j’accorde mon attention… Décider à qui et à quoi je veux faire cadeau de cette attention. Merci de vous être attardée sur OserChanger.

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