Pas facile de changer de vie: voici 7 moyens qui m’ont grandement aidé

Vous rêvez de changer de vie? Vous n’êtes pas le seul, mais ce n’est pas toujours facile à faire.

Vous aimez ça les résultats de sondages? En voici quelques-uns qui m’ont particulièrement intéressé parce qu’ils touchent le changement. Selon une étude OpinionWay réalisée pour RTL-20Minutes-Les Echos, les trois quarts des actifs en France veulent changer de vie, de région ou de métier. En tête des envies, 69% voudraient notamment changer de région et 66% des sondés d’emploi.

Un autre sondage (Les jeunes et la société de demain) consacré aux 18-34 montre que les deux tiers des sondés (67 %) pensent que la société de demain ne leur permettra pas de réaliser leurs rêves. 34 % d’entre eux seraient même prêts à s’expatrier, 41 % songeant à le faire définitivement. Ces résultats confirment une autre étude effectuée par Viavoice pour W&Cie en début d’année, qui indiquait que la moitié des jeunes étudiants et professionnels désiraient, si possible, vivre ailleurs.

Nihil novi sub sole (voilà que mes racines latines refont surface) ou plus prosaïquement Plus ça change, plus c’est pareil. En effet, nous avons déjà parlé ailleurs (Changer sa vie? Plusieurs en rêvent) d’un sondage réalisé en 2009 pour Le Figaro Magazine qui montrait qu’une majorité de Français (79 %) souhaitaient déjà changer de vie.

Pour plusieurs, ces données confirment les sentiments de ras-le-bol (c’était même là le mot de l’année en 2013 en France), de lassitude, de démotivation, de désillusion qui imprègnent le milieu ambiant et que véhiculent à qui mieux mieux les médias et blogs de toutes sortes. Ces sentiments sont sans doute justifiés par des conditions réelles, une crise et des espoirs déçus. Mais ces données statistiques confirment aussi, à mon avis, cet appétit de changement profondément ancré chez l’individu, qui s’alimente en partie dans des conditions extérieures, mais qui reflète le désir d’être davantage, d’étendre ses horizons, de prendre son envol, en un mot de grandir.

Pas facile de changer de vie

Mais la donnée qui m’interpelle davantage dans ce dernier sondage réalisée pour RTL-20Minutes-Les Echos, c’est que 94% des personnes sondées admettent que la démarche de changement est difficile. C’est le cas, c’est certain, quand le changement se fait malgré soi, après un licenciement ou une fin de contrat. Un changement non choisi provoque toujours une secousse, dont l’intensité sur l’échelle de Richter dépend évidemment de son  ampleur.
Et c’est difficile aussi quand le changement est choisi, voulu, désiré.

Il y a plusieurs années, j’ai souhaité, puis rêvé et finalement décidé de changer de vie en quittant un travail sûr et bien rémunéré dans l’enseignement pour démarrer mon entreprise de consultant et de conférencier. Plusieurs facteurs m’ont aidé dans cette démarche et peuvent sans doute aider ceux et celles qui ont ce désir de changer de vie et qui ne veulent pas attendre d’être acculé au pied du mur par une décision administrative, un changement organisationnelle ou les lois du marché. (Pour les personnes qui ont en main mon livre Oser changer. Mettre le cap sur ses rêves, je vous réfère après chaque moyen aux chapitres qui développent celui-ci.)

1- Sachez vraiment ce que vous voulez.

La majorité des gens vont plus facilement se plaindre, parler abondamment de ce qu’ils ne veulent pas, échanger à ce sujet sur des blogs, etc. Ils ne se rendent pas compte qu’en centrant ainsi leur attention sur ce qu’ils ne veulent plus, ils ne font que l’activer encore davantage, sinon l’attirer. Comme je me plais parfois à le dire, on crée ce que l’on craint.

Prendre conscience de ce qui vous manque n’est pas mauvais en soi, surtout si cela vous aide à préciser ce que vous voulez. Savoir ce que vous voulez donne une direction à suivre, vous porte vers l’avant et permet de mettre à votre service les ressources insoupçonnées de ce magnifique outil qu’est votre cerveau.  Il agit comme un système de téléguidage et il va travailler pour vous si vous lui donnez la direction que vous souhaitez prendre. Mais il va aussi travailler à vous amener là où vous ne voulez pas si votre attention y est entièrement consacrée.

(Chapitre 3 À vos marques, soyez prêts, rêvez! pp. 41-55)

2- Bien vous connaître

Apprenez à bien vous connaître pour que le changement souhaité corresponde à vos valeurs. Ce sera plus facile si, avant même de commencer à changer de vie, vous assoyez solidement les décisions que vous vous apprêtez à prendre sur vos valeurs. Capital, donc, de bien les identifier pour ne pas que vos choix vous mettent en contradiction avec vous-même. En outre, si vos décisions impliquent d’autres personnes, comme c’est le cas bien souvent, il faut aussi prendre en compte leurs valeurs propres. Autant, en effet, des valeurs communes créent des liens très forts entre des personnes, autant les conflits de valeurs peuvent venir à bout des relations les plus solides.

(Chapitre 6 L’impact des valeurs sur vos choix et vos décisions, pp. 107-126)

changer de vie

3- Changez de vie de manière progressive.

Fixez-vous des étapes accessibles. Personnellement, comme j’avais une famille et de jeunes enfants, j’ai préféré faire ce virage sur quelques années, évitant ainsi de mettre en péril une valeur importante à mes yeux: la sécurité de ma famille.  Je me serais alors infligé un stress supplémentaire qui aurait provoqué encore plus de résistance au changement. Bien sûr que cela a impliqué beaucoup d’heures de travail, plus que si j’étais resté bien confortablement assis dans ma chaise de prof. Mais en ce faisant, non seulement je respectais mes valeurs, mais j’avançais un pas après l’autre et je créais progressivement un momentum irrésistible qui m’a permis un peu plus tard de me consacrer entièrement à ma nouvelle entreprise.

(Chapitre 7 Comment s’engager dans l’action pp. 128-153)

4- Acceptez de lâcher-prise.

Lâcher prise peut sembler simple à première vue, mais ce n’est pas toujours le cas (Comment lâcher-prise: quelques moyens). Changer de vie oblige à des renoncements et implique toujours de faire des deuils. Et votre résistance à changer sera à la mesure de ces deuils, d’où l’importance de bien les identifier. C’est certain qu’il faut laisser aller son confort, abandonner des habitudes, laisser derrière soi des amitiés parfois. Mais il faut aussi laisser de côté des stratégies inappropriées et obsolètes avec lesquelles vous êtes confortable. Lâcher prise impliquera à d’autres moments de renoncer à des idées ou à des désirs irréalistes.

(Chapitre 13 Flexibilité, persévérante et maîtrise pp. 225-239)

5- Soyez bien armé psychologiquement

Je suis convaincu que je n’aurais pas réussi ce changement majeur dans ma vie si je n’avais pas eu à mon service autant d’outils psychologiques pour m’appuyer, pour dompter mes états d’esprit plus paralysants et, surtout, pour entretenir des émotions aidantes. La peur, la nervosité, la timidité, la tristesse, la solitude, l’anxiété, l’inquiétude, l’ennui, l’impuissance, la confusion, le doute, l’insécurité, l’impatience, la frustration, la culpabilité, le sentiment de ne pas être à la hauteur ou inadéquat… Voilà autant d’états d’esprit qui peuvent vous accompagner à divers moments quand vous voulez changer de vie, et c’est tout à fait naturel.

Il faut apprendre à provoquer en soi de l’enthousiasme, du bonheur, du désir, de la curiosité, de la gratitude, de l’émerveillement, de la créativité, de l’assurance, de l’audace, de la considération, de la compassion, de l’humour, de la passion, de la détermination, de la vitalité, de la confiance, de l’estime pour soi.

Est-ce que le fait d’être psychologue m’a aidé? Sans doute. Mais je crois surtout que mon désir trouver des moyens pour être heureux et ma détermination à les appliquer à chaque jour a été le facteur le plus déterminant.

Le site OSERChanger fourmille d’outils pour soutenir les changements que vous souhaitez, favoriser votre développement et passer de rêveur à acteur dans votre propre histoire. Je les ai tous mis à l’essai et je continue de m’en servir, ils font partie de ma vie maintenant.

(Oser changer: mettre le cap sur ses rêves, le chapitr 8 Comment provoquer des états d’esprit dynamisants pp. 155-174, le chapitre 9 Votre cinéma intérieur et vos émotions pp. 175-196, et le chapitre 10 Comment entrer en scène pp. 197-206)

6- Apprenez à bien vous entourer

C’est indéniable que ma capacité à entrer en relation avec d’autres personnes m’a permis d’accélérer le changement de carrière dont je rêvais. J’ai développé ces habiletés avec les années, apprenant surtout à écouter (L’écoute: comment bien et mal écouter) et à créer un bon contact avec les gens.

Quand je regarde en arrière, je peux facilement voir des dizaines de visages de personnes qui m’ont donné des chances, des opportunités, des occasions d’avancer et sans qui je n’aurais pas atteint mes objectifs. Je constate aussi que j’ai volontairement mis de côté des personnes dont les conversations minaient mon moral ou qui pouvaient me donner le sentiment de valoir moins que ce que je vaux. Comme j’ai appris à faire le jeûne de ces médias qui distillent la peur.

(Chapitre 11 La magie du contact pp. 208-224)

7- Appréciez la route

Il ne faut pas se faire d’illusion, et en ce sens je ne suis pas étonné des résultats du premier sondage, c’est difficile de changer de vie. C’est une réalité avec laquelle on ne peut pas tricher: changer sa vie demande des efforts et de la persévérance. Ce discours n’est pas très populaire dans notre culture de facilité. Il faut bien reconnaître que nous vivons à l’ère de l’instantané, du presse-bouton, de la vitesse, des diètes miracles, de la satisfaction immédiate de nos désirs et de l’illusion de la réussite. La publicité et les médias nous offrent leurs miroirs aux alouettes et nous laissent croire que la vie est une succession ininterrompue de moments de joie et de jouissance. On a l’impression qu’il est possible d’apprendre sans effort, de devenir riche et célèbre instantanément, de soulager rapidement des symptômes sans agir sur les causes profondes.

Le chemin qui conduit à la maîtrise est parfois long et il comporte son lot de progrès et d’embûches, ses moments de joie, d’ennui et de découragement. D’où l’importance d’apprendre à apprécier le processus qui nous y conduit.

Mais la réalisation d’un rêve apporte de grandes satisfactions, beaucoup de joie et un réel épanouissement. Mais, comme le soulignait en entrevue David Saint-Jacques en parlant de son métier d’astronaute: Je le compare toujours à celui d’alpiniste. C’est amusant d’être en haut d’une montagne, mais tu es là dix minutes. Les grimpeurs heureux sont ceux qui aiment préparer leur mission, rencontrer des gens, regarder des cartes. (Un décollage parfait)

Marc Vachon
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Marc Vachon

Psychologue, auteur et conférencier passionné par la communication et la recherche de moyens pratiques pour être heureux et traverser activement les changements. Il est co-auteur de Oser changer. Mettre le cap sur ses rêves et prépare la sortie d'un prochain livre sur le lâcher-prise.
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